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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 14:32

 

Été 2002 voyage au Brésil

Des vacances formidables, inoubliables, paradisiaques…

Quatre semaines de découverte intense…

 

Seulement, au bout de trois semaines, je ne sais pas vous, mais moi, j'ai toujours une phase de mal de pays…

 

Un moment où larver sur le sable blanc, parcourir les cités coloniales, ou passer les soirées à siroter des caipirihnas… et bien ça ne vous fait plus le même effet qu'au début du séjour…

 

Une espèce de lassitude, une sorte d'appel intérieur pour retrouver son chez-soi, ses habitudes contre lesquelles on peste toute l'année.

 

J'ai limite envie de me taper une demi-heure de vaisselle, comme une envie de repasser, de payer une facture, de regarder Confessions intimes une connerie à la télé, bref, j'ai le mal du pays!

 

Du coup, en toute logique, je commence à en avoir ras-le-bol de ce pays pourtant si exceptionnel! Je trouve ça sale, bruyant, fatiguant… et puis les autochtones aussi ils commencent sérieusement à me taper sur les nerfs.

 

Moi qui les trouvais absolument géniaux en arrivant…

Moi qui voulais limite me faire naturaliser brésilien dans l'heure

Moi qui était prêt à tout plaquer pour ne vivre que de samba, de caipirinha et de plume dans le derrière carnaval…

 

J'en peux plus...

Les filles sont pas si belles, il y a des moustiques partout, la bouffe est lourde, presque aussi lourde que l'atmosphère humide qui rend tout ce que vous touchez un peu moite… Bref, vous avez compris : j'ai envie de rentrer!!!


 

Il reste encore deux jours et nous devons prendre l'avion pour rejoindre la capitale. Le vol est retardé. On attend dans un couloir d'aéroport. Il est presque minuit. J'ai envie de dormir. Il fait chaud… très chaud… toujours cette moiteur…

Derrière moi, une jeune brésilienne attend comme nous. Au bout de cinq minutes elle est rejoint par une amie. Et, là c'est le début du calvaire.

 

Elle commence à engager la conversation mais elle parle fort… de plus en plus fort! La langue qui sonnait si doux à mon oreille au début du voyage m'arrache maintenant carrément les tympans.

J'en peux plus de leur AAAAAAOOOOOOOooooooo, de leur CHECHECHEchechehchehcheuuuuu……………

 

Il est minuit passé, on attend un avion qui n'arrive pas, il fait une chaleur de bête et deux brésiliennes déchaînées me gueulent dans l'oreille!!!

 

Et, là quand vous êtes fatigués, épuisés, que vous n'êtes pas dans votre assiette, vous devenez d'une connerie bêtise, d'une mauvaise foi, d'une méchanceté rare!

 

J'exprime  mon désespoir à mon amie assise à mes côtés.

 

"Tu crois qu'elle va s'arrêter de jacasser Pépita??? J'en peux plus de leur blabla, ils arrêtent jamais!!! Je déteste le portugueshhhhh!!!"

 

1h00 du matin, ma voisine continue. Subir une conversation en portugais à 2 centimètre de l'oreille me semble désormais relever du hurlement de bébé en pleine crise d'hystérie, du cri du cochon qu'on égorge ou d'un concert de la Star Académy!

 

"Tu veux pas lui dire de fermer sa grande bouche à Chiquita??? Non, mais quelle langue de merde quand même!!! C'est d'une vulgarité tout ces cheucheucheu… pffffffffff et puis t'as vu sa gueule! Ah, non mais moi les Brésiliennes on m'en reparlera! Un gros cul, des petits nibards, des ch'tards plein la gueule, la fête de la moustache… "

 

Les deux copines poursuivent leur conversation… à la brésilienne! Rires, cris, gloussements, intensité allant crescendo….

 

Je suis moi aussi obligé de parler de plus en plus fort pour me faire comprendre de mon amie :

 

-"Tu veux pas lui demander de retourner faire son ménage à Linda de Souza, j'en peux plus!!!"

 

C'est à ce moment précis, que la demoiselle en question s'arrête de parler. Elle se tourne vers moi avec un grand sourire. Autant dire que je suis un peu décontenancé. Je parle tout haut car je sais très bien qu'elle n'est pas prête de me comprendre! Et là, elle me dit dans un français impeccable"

 

"Vous parlez français! Vous êtes surement français! Ah, mais j'adore la France, j'ai habité 20 ans à Paris!"

...

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