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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:10


T'as passé une semaine dans les Alpes, ça devait être sympa dis moi ?

 

Version officielle :

Tu m'étonnes, j'ai trop adoré.

On était toute une bande d'amis, bon, l'appartement était un peu petit, mais c'était vraiment très sympa. Il y a eu quand même beaucoup de soleil, un peu de neige aussi, pour le ski c'était parfait! On avait un appartement pas trop loin des pistes. On a vu des paysages de rêve. On a bouffé de la fondue et fait de la luge comme des gamins c'était trop bien.

 

Version officieuse :

J'en peux plus de ces têtes de con de copains de mes deux. 12 dans un appartement de 30 m², j'ai cru que j'allais en empaler deux au bout de mes skis.


Comme tous les appartements de ski, ça sentait la chaussette humide et le pet de raclette.

L'horreur!


Il a neigé la moitié du temps. Je me suis perdu en pleine montagne un jour de tempête. J'ai cru mourir. J'ai finis par ma laisser tomber comme une merde dans la pente, j'ai perdu mes gants et mon bonnet mais j'ai retrouvé la piste.


Le seul jour où il a fait beau, on a pique niqué en haut d'une piste, une marmotte est alors sortie de nulle part et au moment où je sortais l'appareil photo, elle m'a chouré mon sandwich en poussant des petits cris du genre "je t'ai bien eu vieux trou du cul!"


On a bouffé comme des porcs.
Lundi, fondue, mardi, raclette, mercredi tartiflette, jeudi, tarte au Beaufort, le vendredi j'avais l'impression que j'avais une queue de souris qui me poussait dans le bas du dos!


J'ai donc proposé de faire une grosse salade, et cette connasse de Véro a proposé de faire une salade franc-comtoise avec des noix et des bouts de Comté.


J'avais un peu envie de  lui dire qu'elle avait bien raison de persister dans le fromage, vu qu'elle était déjà calibrée comme une meule.


L'appartement était à 500 mètres des pistes, tous les jours, il fallait marcher cette distance avec nos chaussures d'handicapés de ski. Un jour je me suis cassé la gueule sur une plaque de verglas, je me suis coupé la main avec les bords de mes skis et je me suis raclé le menton sur le goudron mouillé.


Je t'ai limite fait le remake de Josiane Balasko dans "les bronzés font du ski" quand un fil de ma combinaison s'est pris dans le tire fesse et mon bas de pantalon s'est déchiré. Sympa puisqu'il faisait juste – 10 °. Je te passe sur le vautrage en règle dans les escaliers des toilettes d'un restaurant d'altitude (voir chaussures d'handicapés de ski). Ma combinaison était toute imbibée de pisse de surfeur. Tout le monde a du m'entendre m'étaler mais personne n'a bronché, c'est tellement mieux de se faire cramer la gueule au 12ème degré en terrasse et de boire sa piquette à la cannelle son vin chaud tranquille.

 

D'ailleurs, moi et le soleil on est un peu fâchés. Le quatrième jour, j'ai eu des cloques qui sont apparues comme si des araignées tropicales avaient pondues sous ma peau. Peut-être était-ce le début de la transformation en gruyère géant? En tout cas, j'ai fini en cagoule intégrale. Très pratique, très sympa, ça ne fait pas du tout terroriste-bombe-humaine, pas du tout cambrioleur et c'est génial pour la drague!

 

Enfin, en tout cas, du paysage, ça j'en ai vu! J'ai expérimenté le double voyage en œuf puisque après la montée, au moment de récupérer mes skis, il y avait un truc qui les bloquait, l'œuf continuait à avancer. J'ai paniqué, je suis remonté dans l'œuf. Arrivé en bas, j'avais trop honte, j'essayais de me cacher, résultat, j'ai glissé et me suis cogné le menton sur la vitre. En arrivant, les gens étaient plutôt surpris de voir que quelqu'un était caché comme un sioux dans l'œuf. J'ai expliqué qu'un tour d'œuf n'était pas suffisant pour profiter pleinement du paysage. A l"arrivée en haut, j'ai poussé tout le monde pour sortir le premier et me débattre avec mes putains de skis.

 

Le troisième jour, je marchais comme Robocop à cause de mes blessures courbatures et on a eu la bonne idée de faire de la luge. J'ai failli dégommer un gamin qui traversait la piste et rentrer avec un procès au cul mais finalement, j'ai préféré faire chavirer la luge pour descendre la pente sur le ventre en bouffant la neige.

 

La semaine, m'a juste coûté un bras, parce que maintenant pour faire du ski faut limite t'endetter sur 10 ans. Au retour, je ne raconte pas les embouteillages de malade dans les vallées industrieuses des Alpes profondes.

 

Mais, à part ça, c'était GENIAL!


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commentaires

catherine 13/06/2009 12:50

Pendant un moment j'ai cru qu'on avait été aux sports d'hiver ensemble... mais non ! Il te manque l'épisode de la patinoire en plein air et en nocturne, où après moult apéros on se remet sur les patins (après 15 ans d'abstinence) et on s'éclate l'arcade sourcillière sur la rambarde !

immuable 07/06/2009 09:08

quel plaisir de te lire à nouveau ! je suis navrée mais j'étais morte de rire, ça me rappel mes propres aventures au ski étant plus jeune, depuis je n'y suis jamais retourné ! la prochaine fois prend des vacances au soleil c'est moins dangereux !

µµµ 04/06/2009 17:43

tu es si drôle. continue a écrire, je guette!

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