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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 10:35
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En ce lundi de février propice à la dépression hivernale drôlement dépressive, je vous livre une DOUBLE honte en or massif.

Il faut voir ça comme une sorte d'hommage à la Saint Valentin ou comment partager sa vie (et son intimité) avec une personne peut mener sur des chemins honteux, boueux, marécageux...

Mais au fond, n'est-ce pas ça l'amour, le vrai?

Je vous laisse philosopher (et rire!) sur ces deux belles hontes généreusement offertes par Pataz, un fidèle lecteur...

"
La première anecdote est assez Mary-a-tout-prix-esque...
Tout commence par un monumental éternuement matinal au bureau, au cours lequel je sents partir un glaviot...
Super classe, sexy-glam comme j'ai pu lire sur un blog que je ne citerai pas.
Mais le pire reste que ce fameux glaviot est introuvable...
Je regarde par terre, sur mon clavier, sur mon écran, rien, nada, pas de glaviot.
Régulièrement, pendant la journée, je jette un coup d'oeil furtif au cas où ce gluant sorte de sa planque mais rien n'y fera, il restera introuvable...

Ma dure journée de labeur terminée, je me rends chez Ma Other Person qui est toute nouvelle dans ma vie, genre je la connais depuis 3 semaines...

A peine après que je suis rentré chez elle, elle me demande : "tiens qu'est-ce que t'as là sur ta manche ?".
Vous l'avez deviné, sur la manche de mon polo trône fièrement ce glaviot, visible aux yeux de tous sauf des miens...

Et là, au lieu d'avoir un coup de bol du style "oh c'est du gel coiffant sur ton oreille", ou un peu de présence d'esprit du genre "pfff trop la loose je me suis tâché ce midi à la cantine", je n'ai rien trouvé de mieux que de m'exclamer "ah putain il est là ce con, j'ai craché un énorme glaviot en éternuant ce matin et je l'ai cherché toute la journée..."



La deuxième anecdote, quant à elle, reste dans la classe et la volupté puisqu'elle nous transporte dans l'univers magique de la gastro, avec son vomi et ses diarrhées...

Quelques semaines après l'épisode du glaviot, je vais passer mon premier week-end chez ma belle famille.
Pas de stress particulier, je l'ai déjà rencontrée et je m'entends bien avec tout le monde.
Par contre je n'ai encore jamais dormi là bas...
Tout se présente comme un week-end fabuleux : samedi soir anniversaire de ma belle mère, et le hasard veut que le dimanche, mon match de rugby se joue dans un bled proche de celui de ma belle famille.
Du coup tout le monde va venir voir le match...
Plutôt sympa...

Le samedi soir je fais attention pour être en forme le lendemain : pas trop mangé, pas bp d'alcool, afin de ne pas me sentir l'âme d'une otarie bourrée sur le terrain le lendemain...
Le drame commencera dimanche vers 5h du matin : nausées, diarrhées, etc., je crépis méticuleusement tout ce qui ressemble de près ou de loin à un WC, et ce de 5h à 13h...
La classe internationnale pour une première nuit là bas...
Je passe sur les "ah salopard t'as une grosse gueule de bois t'as picolé toute la nuit une veille de match, c pas sympa pour les potes", des mes coéquipiers lorsque je les ai appelé pour expliquer que je ne pourrai pas jouer...

Je survis au dimanche tant bien que mal, la nuit se passe plutôt bien, du coup le lundi matin, je sors de la douche, me pomponne, me parfume et vais réveiller Ma Other Person tout frais tout beau tout nu, pour lui faire oublier le week-end que je viens de lui faire vivre.
Je m'allonge un peu à côté d'elle, la réveille doucement, m'approche, et là, au début de ce réveil sensuel, c'est le drame...
Sans que je puisse rien y faire, un reste de diarrhée resté au fond de mes intestins décide de faire un tour pour voir s'il faut beau dehors.
Cela a donné lieu à un beau bruit de pet mouillé, immédiatement suivi pour moi d'une sensation humide et tiède le long de ma jambe, et pour nous deux d'un splash, quand l'ensemble a atteint le sol.

Et oui, pour couronner ce fabuleux dimanche, je venais de me chier dessus au lit avec Ma Other Person...
Naturellement doué d'une répartie hors du commun qui me sort de toute situation embarrassante, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de m'exclamer un très approprié "et meeeerrrrddddeeeeee"...

Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'ai pu voir que les draps étaient épargnés : tout avait aterri le long de ma jambe et par terre...
Je sautille donc, clopin-clopant, jusqu'à la douche afin de me rincer et rapidement tout nettoyer.
Ma Other Person s'est empressée de se planquer sous les draps pour se retenir de rire, ce qui est très fair play de sa part...

De retour du boulot le soir, arrivé dans l'appart, je trouve dans l'encadrement de la porte une tâche suspecte...
Et non, je ne rêve pas, ne nettoyer que le sol a bel et bien été une monumentale erreur : j'avais réussi l'exploit d'atteindre l'encadrement de la porte de la chambre...
Certes pas très éloigné du lit, mais quand même !
C'est grâce à ce détail que cet épisode de ma vie se nomme... L'épisode de la crotte volante...
"

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commentaires

ppmc 21/02/2010 12:41


allez ça y'est j'ai encore bien ri avce cette lecture et je vais partager avce vous un moment de solitude tout neuf:
jeudi ( oui ce jeudi) 4h30 du matin , les pompiers viennent tout juste de partir ( gros dégats des eaux chez moi).j'erre dans mon appart tout mouillé et là je vois posé en vrac sur mon évier de
cuisine mon appareil dentaire de nuit (en plastique tout jauni) qui attire irrémédiablement le regard( ben oui j'ai reporté mois de splendides bagues sur mes quenottes) , que j'avais du abandonner
là pour appeler le 18.momment de honte rapide suivi d'un fou rire solitaire ( les nerfs qui lachent? )


Kao 16/02/2010 10:07


ostréiculture, vous aviez corrigé, bien sûr !


Kao 16/02/2010 10:07


oui bien sûr, je rebondis sur le comm précédent, on peut avoir bien des réactions sur ce post ; d'abord, et c'est à peu près général, oui, le cri du coeur des filles : "ben elle doit drôlement
l'aimer !" ; ensuite, le cri du coeur du lecteur : "ben trop scato" ; ok ; mais un homme qui te remet en tête que tu n'es qu'un humain, un blog qui fait de même, ben des fois c'est utile ; on
est
peu de chose, c'est bien de se le rappeler quelquefois, et avec humour, c'est encore mieux, donc encore une fois Merci Zad, Koa ! ben, sinon, je ne voulais pas trop envahir, je m'en veux à
chaque
fois d'être aussi bavarde, mais là, on frôle la pub mensongère, on dirait qu'à chaque fois qu'on mange des huîtres on a droit à ce scénario (d'après l'illustration, je veux dire, si on
l'interprète
mal, bien sûr, sinon tout va bien, rien à dire ...) ; remarque, pour certains, en plus c'est vrai, mais pas pour tout le monde quand même ! (ben oui, sinon attention au groupement
interprofessionnel de la conchyliculture-orstréiculture ! si, si, ça existe, et ils sont très vigilants, chez eux, en plus !)


fernie 15/02/2010 23:23


Je parcours de temps à autre votre blog avec toujours beaucoup de plaisir et de rires !
Vous avez un réel talent de narration, une plume pertinente et savoureusement pittoresque !
Ce soir, tout de même, à la lecture de la seconde anecdote, j'ai failli avoir la gerbe ...Trop scato pour moi :)

Bravo pour votre fantaisie, votre truculence et votre regard désopilant.


Lynda 15/02/2010 17:31


Cette expérience de chiasse coulante t'as au moins permis de vérifier que ta femme t'aime vraiment. Donc tous mes voeux. Parce que moi, un mec qui commettrai ça sous mes yeux(que ce soit au bout de
3 semaines comme 30 ans) serait obligé de lancer un avis de recherche pour me revoir....


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