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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 12:02

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Ce soir, LE programme qui sent bon le purin revient en force...

 

L'amour est dans le pré...

 

On va reprendre les bonnes vieilles habitudes des débriefs en folie...

 

Pour rappel, les candidats sont ...

 

A très vite...

 

 

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:49

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Samedi soir, c'était l'Eurovision...

 

Oui, le truc ringard ou des ringards qui portent des costumes ringards, des coiffures ringardes, qui chantent des chansons ringardes et se font juger et évaluer par un système de points complètement ringard...

 

Un programme qui se déroule toujours dans des pays improbables avec des langues improbables, un programme qui dure jusqu'à 1h00 du matin, tout ça pour entendre des "Belgium, one point" ou des fois aussi des "Turkey, 10 points"...

 

Oui mais voilà, l'Eurovision, pour moi, c'est une sorte de madeleine télévisuelle...

 

Ok, elle sent drôlement le rance la madeleine, n'empêche que ça me rappelle ces soirées d'enfance où je suivais cette compétition dans mon pyjama à ligne boutonné jusqu'en haut.

 

Déjà, dans les années 80, je trouvais que ce programme fleurait drôlement la naphtaline... C'était peut-être déjà cet aspect désuet qui me plaisait. Et puis ça collait avec mon pyjama ringard.

 

Comme l'Union Européenne, l'Eurovision s'est ouvert à d'autres pays. Les règles du jeu ont changé.

 

Les chansons ne sont plus obligatoirement dans la langue du pays. Du coup, 99% des pays optent pour une chanson en anglais.

 

Tous les pays ont abandonné leur langue et leur style de musique.

 

Du coup, tu te crois au Dance Machine des années 90, tu cherches limite Ophélie Winter parmi les présentatrices...

 

De la bouillie dance où surnage toujours les mêmes mots à base de love/forever/always/in my heart/gnagnagnagnagnigni...

 

Et puis, les votes sont devenus ceux du public, du coup, les biélorusses votent pour les russes, les portugais pour les espagnols, les Serbes, pour les bosniaques.

 

Bref, on vote TOUJOURS pour ses voisins même quand y'a pas 15 ans, on s'éventrait joyeusement, genre dans les Balkans.

 

Donc, tout le monde vote pour son voisin sauf dans le cas de....?

 

La France bien sur!

 

Ainsi, la Belgique et la Suisse ne votent pas pour nous.

 

Avec l'Eurovision, tu prends conscience de la côté de popularité de la France en Europe.

 

Bon, et bien en gros, on nous déteste.

 

Pourtant, nous n'avons éventré aucun belge au cours des dernières décennies...

 

Bien sur qu'on propose toujours des chansons de merde mais c'est le principe non?

 

On a tout essayé, la chanson africaine aux paroles drôlement profondes comme cette année ("allez, ola, olé..."), on a même envoyé Patricia Kaas et Patrick Fiori...

 

C'est peut-être pour ça qu'on nous déteste, allez savoir...

 

Du coup, je m'énerve tout seul devant ma télé en constatant que malgré la grande qualité de nos propositions (pour rappel, cette année le chef d'œuvre "allez, ola, olé" by Jessy Matador), on ne peut pas gagner puisque cette émission est éminemment géopolitique et que la France ne séduit plus personne.

 

Même plus les belges... c'est dire.

 

Heureusement, nous sauvons l'honneur car NOUS, nous ne chantons pas en anglais.

 

Et oui, car depuis quelques années, avec les nouvelles règles, on ne peut plus se régaler de la beauté des langues européennes.

 

On ne peut plus jouer au jeu de "la langue qu'est la plus vilaine".

 

Remarquez, c'était toujours le néerlandais qui gagnait.

 

Mais bon, avec tous les nouveaux entrants, il y aurait eu de la concurrence, ça c'est sur.

 

En effet, je ne suis pas certain que l'Azerbaidjanais soit bien mélodieux à l'oreille...

 

On pouvait aussi jouer "kicé qu'est la plus vilaine", mais là aussi ça perd de sa saveur car il y a une uniformisation des looks et des canons de beautés.

 

Fini la portugaise en surpoids chronique avec des traces de transpiration sous les bras, la turque fardée comme le Palais de Topkapi, l'anglaise blafarde à grandes dents, l'italienne aguicheuse-vulgaire à la mode Berlusconi ou la russe mal aimable...

 

Aujourd'hui, une chanteuse ukrainienne de l'Eurovision ressemble à n'importe quelle autre chanteuse israélienne, espagnole ou islandaise de l'Eurovision.

 

Elles ont toutes de grands yeux bleus, une grande bouche pulpeuse et des cheveux de lionne californienne. Elles chantent toutes en anglais. Elles parlent toutes d'amour.

 

Ouais, c'est drôlement chiant.

 

Cette année, la compétition était donc toujours aussi ringarde.

 

La palme revenant aux biélorusses qui proposaient des chanteuses-papillons.

 

A chaque refrain, les choristes ouvraient leurs bras-ailes de papillon.

 

Ces ailes étaient faites dans un goût très russe, papier crépon, paillettes, couleurs improbables...

 

Et puis, l'heure de la fameuse distribution des points est arrivée.

 

Nous nous sommes promenés dans toutes les capitales où des présentatrices ont annoncé les votes des jurys locaux... On a pu, par moment, retrouver nos chers clichés notamment grâce à la présentatrice azerbaidjanaise qui ressemblait à s'y méprendre à un transformiste de Dalida sur le retour.

 

L'Allemagne a terminé première avec la gentille Lena qui a proposé une chanson gentillette dans un look gentillet...

 

L'année prochaine, j'arrête...

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:22

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L'année est régulièrement rythmée par des lubies culinaires qui généralement ne durent pas...

 

Je pique un speed sur un plat, un ingrédient et j'en bouffe à tous les repas jusqu'à ce qu'écœurement s'en suive.

 

Tant que je n'ai pas assouvi cette envie dévorante de manger LE truc du moment à chaque repas, et bien ça ne va pas. Je fais des cauchemars, je deviens désagréable, je ne parle plus, tout ça...

 

Générallement, je ne vous le cache pas, je fais rarement des blocages sur des trucs légers ou  diététiques.

 

La fixette "tomate" ou "courgette" n'a jamais eu lieu... 

 

En 2002, grosse thématique Grand-Marnier : omelette norvégienne, soufflé au Grand-Marnier, crêpe suzette... Je deviens à moitié pyromane, c'est simple dès qu'un truc passe sous mon nez, il faut que je le flambe au Grand Marnier... Je vous laisse imaginer le bordel!

 

En 2003, période de loose noire, passion pour le tartare... Faut-il y voir un lien de cause à effet... vengeance des vaches dévorées crues? Volonté de toute puissance alors qu'on est une sombre merde? Désir inconscient de se suicider à la maladie de Creutzfeld Jacob?...

 

En 2004, passion pour le sel de Guérande. J'en mets partout, ça croque, c'est bon, c'est salé aussi, ça donne soif, ça couvre le goût, berk, je vais vomir...

 

En 2005, grosse phase italienne, je mange des mètres carrés de lasagne maison jusqu'à ce que je réalise que ma consommation d'huile d'olive est anormale (1bouteille/semaine) ...

 

En 2006, obsession à base de lait de coco, poulet coco, poisson coco, pâtes coco et puis très vite vomito coco...

 

Bref, donc voilà, les fixations s'enchaînent...

 

Et puis la semaine dernière, alors que je naviguais sur internet, je suis tombé sur une recette de poutine...

 

Comme Vladimir sauf que là il y a du cheddar fondu dessus et de la sauce de viande... tout ça sur des frites!

 

Ca ressemble à du vomi rien, ça n'a pas l'air fameux... oui mais voilà, la lubie semble enclenchée... je pense poutine, je dors poutine, je travaille poutine...

 

En fait, parfois j'ai l'impression que plus le plat est débile plus il m'intrigue. J'ai ainsi eu de nombreuses lubies de plats ridiculement ridicules comme les soufflés (pfffffffff...), les babas, les paupiettes...

 

Concernant la poutine, je me demande si c'est bon? En même temps de la patate et du fromage, ça doit être TRES bon!

 

Par malheur chance, il y a un restaurant canadien en ville...

 

Restaurant canadien, c'est un oxymore, non?

 

Bref.

 

Le plus dur est encore devant moi... il faut convaincre The Other Person...

 

Et convaincre une fille de bouffer des frites avec du fromage fondu et de la sauce de viande, ça relève juste de l'exploit... c'est comme la convaincre d'aller au parc Astérix, d'aller voir X men au cinéma ou d'autres trucs du genre...

 

Je parle week-end relais&châteaux, c'est toujours niet.

 

Alors, je chouine que je suis tout boulversifié en ce moment rapport aux mégas changements de vie des prochains mois, que tout ce que je demande c'est juste de pouvoir goûter une malheureuse poutine... Elle ne peut pas me laisser seul à bouffer ma poutine car aller seul au restaurant pour moi c'est comme forcer une fille à aller voir X men au cinéma...

 

Elle a fini par dire : oui...

 

Direction le restaurant québécois. L'intérieur ressemble à une cabane au fond des bois, c'est charmant mais il y a comme un truc affreux, désagréable, pénible....

 

LA MUSIQUE.

 

En fond sonore, Isabelle Boulay meugle, Garou bêle et Céline Dion caquète...

 

Tu te tapes tous les standards québécois : l'intégrale de Starmania, Fabienne Thibeault live...

 

Une vraie torture indienne...

 

Puis la poutine arrive...

 

Confirmation du fait que ça ne ressemble à rien si ce n'est...ben... à du vomi quoi!

 

Je goûte... pas mal... mouais... ok... faut voir

 

Pendant ce temps, The Other person attaque la salade genre "chouette un endroit non envahi par la graisse...!!!"

 

On mange vite rapport à Robert Charlebois qui commence à pousser la chansonnette...

 

Je paye, on se casse, je philosophe sur la poutine... bon, pas bon?

 

Et puis, soudain, une drôle d'impression me traverse...

 

The Other Person fait une moue du genre qu'elle est en phase terminale d'un cancer du nombril...

 

Mon ventre est lourd... lourd... lourd... du genre que je suis en train de digérer du goudron...

 

D'ailleurs, j'ai un goût de goudron dans la bouche...

 

Lubie poutine : off.

 

Next!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 15:57

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Kopeck... 

 

 

Aujourd'hui, un petit billet qui fait écho à une collègue blogueuse qui m'a bien fait rire en abordant la terrible question de la radinerie.

 

Les techniques des radins, la stratégie qu'ils mettent en place pour ne pas se faire gauler, leur stratagème pour sauver la face... c'est merveilleusement mesquin, petit, minable et donc totalement humain!

 

La radinerie a souvent toute sa place dans les histoires de famille. Comme on dit souvent, la famille, contrairement aux amis, on ne la choisit pas alors du coup on prend perpet' à côtoyer des gens que la nature a placée juste à côté de nous. Du coup quand tu dois offrir des cadeaux à certains membres de la famille que tu as bien conscience de ne pas avoir choisi... ben ça peut être dur.

 

Quand à la Belle-famille, comment dire... je pourrais écrire un bouquin sur ce vaste sujet.

 

Autant il est parfois difficile de supporter sa propre famille autant supporter celle des autres, c'est souvent une épreuve quasi christique.

 

Moi, c'est carrément ma croix et pis c'est tout.

 

Pour commencer par ma propre famille, j'avais une grande tante très snob, très parisienne, très chic et surtout très radine.

 

Elle vivait comme une grande Dame dans son appartement du 16ème alors que sa situation financière était toujours un peu tendue car son mari, malgré un début de carrière fulgurant sous l'Occupation, gagnait à l'époque gentiment sa vie.

 

Du coup, cette pauvre tante a du travailler, ce qui était un truc quand même sacrément vulgaire, sale et vilain pour une femme de sa condition.

 

Je vous rassure, elle ne farcissait pas du panini tomates/mozza en face d'une gare avec une charlotte sur la tête à 5h00 du mat'...

 

Non, la malheureuse travaillait chez un antiquaire du 7ème arrondissement.

 

Cette grande Dame se trouvait être la marraine de ma mère. Du coup, lorsque ma mère s'est mariée, cette fameuse tante devait lui faire un cadeau... En tant que marraine, on imagine un beau cadeau...

 

Et bien, pour sortir par le haut de cette situation fort pénible (=dépenser de l'argent pour faire un cadeau de mariage), la tante a expliqué à mes parents qu'elle comptait bien leur offrir un cadeau prestigieux. Un cadeau de grande valeur. Un cadeau d'exception. Un cadeau précieux qui proviendrait de l'antiquaire chez qui elle travaillait. Autant dire qu'on frôlait le monument historique avec un nœud autour. Tout le monde faisait des oh et des ah du genre que la Tante bidule elle était drôlement généreuse...

 

Seulement voilà. Mes parents débutaient dans la vie et leur situation n'était pas encore très stable. Mon père effectuait son service militaire. Leur appartement était petit.

 

Elle proposait donc d'offrir ce cadeau unique et rare quand mes parents seraient mieux installés.

 

Et c'est là toute la force des radins, c'est qu'ils arrivent à masquer leur radinerie en la couvrant d'oripeaux clinquants et de beaux sentiments. Car cette tante a toujours eu un discours dégoulinant d'amour bien trop mielleux ou sirupeux pour être honnête. Elle voulait offrir un cadeau au niveau de l'amour qu'elle portait à ma mère, donc il fallait attendre, être patient, avoir toutes les conditions possibles pour accueillir LE cadeau d'amour.

 

Résultat : que dalle, nada, nothing de chez nothing...

 

Mes parents l'ont chaleureusement remercié pour la merveille à venir qui n'est jamais venu. Elle a pu passer pour la marraine exceptionnelle qu'elle n'a jamais été. Celle qui offrait des cadeaux incroyables. Elle savait bien que mes parents n'allaient jamais la relancer en lui disant à 45 ans "Ah y'est!!! On est installés maintenant, tu peux nous envoyer ton buffet louis XVI en colissimo!!!"

 

Les années ont passé et d'autres occasions se sont présentées. Mes parents ont eu des enfants et il a encore fallu faire face au "devoir" du cadeau.

 

Pour le premier nouveau-né, elle a du pressentir qu'il fallait faire un geste sinon sa radinerie éclaterait au grand jour.

 

Elle a donc fini par envoyer trois petites estampes chinoises non encadrés et surtout emballés dans du papier journal comme des épluchures de pomme de terre... sans un mot ou une carte genre, "prends ça dans ta gueule et fais pas chier, je me suis déjà démonté le cul à te trouver un cadeau, tu veux pas 5000 balles et un mars un emballage aussi?"

 

Et puis, il y a un cas du côté de ma belle-famille...

 

Cette "personne" n'est pas particulièrement radine. Non, elle a des défauts plus prononcés. Mais comme les vrais radins, elle sait parfaitement emballer son cadeau merdique d'un beau discours pompeux que tu as l'impression qu'elle t'a dégoté la 8ème merveille du monde rien que pour toi tellement tu es un être exceptionnel irradié de lumière et elle aussi.

 

Ainsi, une fois, à Noël, j'ai eu droit un cadeau drôlement joli.

 

J'ai bénéficié de la classique introduction-teasing du genre que c'était un beau cadeau, racé, élégant, design...

 

Un cadeau rare et unique qui collerait parfaitement avec mon sens de l'élégance...

 

Un cadeau que, elle seule, pouvait trouver tellement elle est maligne maline.

 

Naïf comme je suis, je commençais à saliver alors qu'elle continuait sa mélodie du cadeau drôlement incroyable.

 

Et incroyable, je peux vous l'assurer qu'il l'était!

 

Incroyablement pas cher... incroyablement donné... incroyablement "jteprends pour un gros con et en plus, tu n'y verras que du feu"...

 

J'ouvre donc le paquet, qui étrangement n'était siglé d'aucune marque, et tombe sur une banale boîte noire pleine d'accessoires pour le vin (bouchon, tire bouchon...).

 

Elle me regardait triomphante en attendant que je me jette à ses pieds de gratitude...

 

Seulement voilà, j'avais déjà eu ce cadeau par ma femme...

 

Il s'agissait d'un cadeau offert par une célèbre chaîne de parfumerie pour 15 € d'achat...

 

Ma femme l'avait même gagné 1 mois avant en achetant son parfum habituel...

 

A l'époque, j'avais même accueilli le truc par un "qu'est ce que c'est que cette merde?"...

 

Je suis donc resté interdit.

 

Et encore une fois, la radinerie, le mal, Lucifer et tout le bordel méchant a triomphé puisque je ne me voyais pas lui dire que j'avais déjà eu ce gadget promotionnel cheap cadeau.

 

Non, je suis doté d'un truc qui s'appelle politesse, la pudeur ou la connerie peut-être?

 

Non, je n'ai rien dit.

 

Et j'ai fini par la remercier de sa gentillesse en affirmant que cette idée était tout à fait lumineuse/céleste/originale...

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:37

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Bon, vous l'aurez compris, il y a du bébé dans l'air...

 

Cette nouvelle à la fois totalement banale (on est 8 milliards sur Terre, c'est bien ça?) et en même temps complètement EXCEPTIONNELLE (c'est à MOI que ça arrive!!!) est un grand moment de vie.

 

Pour l'instant, je n'en suis qu'au stade où j'observe jour après jour le ventre de The Other Person s'arrondir...

 

Et puis il y a eu les annonces aux familles, aux amis...

 

Des grands moments, des beaux moments...

 

On passera vite sur les moments douloureux avec TOM aussi des fois...

 

Ce qu'il y a de terrible c'est que suivant les personnes, tu es plus ou moins gêné...

 

Avec ceux qui ont déjà franchi le pas, ça se passe assez naturellement. Ils ont connu ça et sont généralement heureux que d'autres les rejoignent en enfer...

 

Ils sont heureux car enfin, tu vas comprendre pourquoi ils ont une tête de mort-vivant depuis 6 mois, pourquoi ils se trimballent avec des marques de vomito sur leurs pulls, pourquoi ils semblent loin, très loin de tes préoccupations quand tu psychotes sur une hypothétique/éventuelle prise de poids de 1,256 kilos...

 

Et puis il y a tout ceux qui n'ont pas d'enfants, ceux qui sont célibataires... ceux avec qui tu te bourrais la gueule en jurant que JAMAIS tu ne deviendrais un petit Môsieur bien comme il faut qui pousserait une charriote rouge et bleue pour transporter un chiard ripoliné de morve...

 

Ceux avec qui tu théorisais à mort sur la beauté du célibat, la fadeur des gens qui faisaient tout comme tout le monde, la liberté du célibataire qui multiplie les expériences...

 

Ceux avec qui tu rigolais bêtement en sirotant des mojitos et en te moquant des mecs, cernés, épuisés qui poussaient péniblement la charriote à enfant avec un air de zombie dépressif...

 

Tous ces mecs tyrannisés par leurs enfants ("Papa! Papaaa! Papaaaaaaaaaaa!!!! PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!! Il est beau mon château de sable hein PapaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAA?") ou leur femme...

 

Et bien, à ces gens là (les célibataires à la Belle Vie), tu es limite gêné d'annoncer une nouvelle qui pourtant t'irradie de l'intérieur.

 

Tu ne veux pas assumer le fait que cette vie là, en ce qui te concerne : C'EST FINI.

 

Donc, tu fais genre, "je suis trop free de l'attitude, trop prêt à sauter sur un bon plan de dernière minute à l'autre bout du monde", comme avant quoi, alors que ce n'est plus DU TOUT comme avant!!!

 

 

Pote : Alors? Comment vas-tu? Faut trop qu'on se refasse un week-end à la mer!!! Tu te souviens la dernière fois? Quand tu vomissais dans la jardinière de Mamie...

 

Moi : Ah ouais! C'était sympa! Ben ouais faudrait refaire... mais faudrait GRAVE se dépêcher!!!

 

Pote : Bon, et cet été, on ne s'organiserait pas encore un petit trip an Asie, nan? La Mongolie à dos de cheval? La Thaïlande à dos d'éléphant? L'Inde à dos de chameaux?... Je ne sais pas toi mais j'ai besoin d'air et de grands espaces... Faut qu'on en profite putain, on ne va pas faire comme tous ces cons à s'agglutiner sur les plages entre les glacières et les chiards.

 

Moi : Ah ouais... Trop l'horreur les gamins des autres... Enfin, tu sais pour cet été, je suis motivé à mort comme d'hab, mais...

 

Pote : Ah ben, c'est cool, qu'est ce que tu penses de la Mongolie? On regarde les billets sur internet!

 

Moi : Ah ouais mais carrément quoi! Mais par contre...

 

Pote : Bon, alors un Paris-Oulan-Bator, est-ce que c'est direct?...

 

Moi : Je ne sais pas mais tu sais pour cet été, ça va peut-être chaud, parce qu'en fait il y a du changement dans l'air...

 

Pote : Paris-Oulan-Bator, 850 €! Allez, on prend les billets! On craque! Soyons fou avant d'être des vieux cons aigris...

 

Moi : Ah, mais tu as trop raison! Il faut se lâcher un peu de temps en temps! On va GRAVE les prendre ces billets! Tu sais que je sens déjà l'odeur des couches chevaux!!!! WOUHHHH!!! Enfin, tu sais, faut juste que je te dise un truc avant...

 

Pote : Quoi? T'as plus de sous? T''as quitté The other Person? Tu déménages? Tu as déjà calé des vacances en Ouzbékistan?

 

Moi : Euh... nan... en fait, je crois qu'on va rester en France. C'est beau la France, nan? Disons que cette année, je crois qu'on va se faire un plan calme, tranquille...

 

Pote : T'es malade?

 

Moi : Nan, pas vraiment, disons qu'à la rentrée on sera 3!

 

Pote : Vous allez acheter un clébard?

 

Moi : Euh... c'est pire que ça...

 

Pote : Ben, je ne sais pas moi, vous allez faire un couple à trois avec quelqu'un?...

 

Moi : Pire que ça je te dis...

 

Pote : Oh, putain, The Other Person est enceinte!!!!

 

Moi : Oui, c'est ça, mais bon, tout restera comme avant. Je resterai tout con comme avant! On continuera à faire n'importe quoi, à se faire des week-ends, à sortir, tout ça...

 

Pote : Mais c'est une super nouvelle!!!!!

 

En fait, il était plutôt content pour moi ou alors il a bien joué à l'ami dévoué/sincère... ?

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:16

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La semaine dernière, j'ai reçu le mail d'un lecteur me demandant de me pencher sur cette nouvelle pépite télévisuelle : L'amour est aveugle...

 

J'ai bien du me pencher car c'est un nouveau trou abyssal de connerie que j'ai découvert là...

 

Déjà, l'émission est présentée par Arnaud Lemaire, petite tête à claque blonde, compagnon de Claire Chazal à la ville...

 

Oui, LA Claire Chazal. L'incarnation de la femme française, chic, classe, gracieuse, brillante, lumineuse, élégante... La beauté et l'intelligence réunies...

 

Bref.

 

Bon, jusque là je savais bien qu'elle se tapait du minet décoloré. Ca rajoutait au mythe Claire Chazal. La femme d'expérience qui se tape du gigolo mannequin... Ca sentait le souffre et c'était tant mieux...

 

Et bien tout ça, c'était avant L'amour est aveugle...

 

Depuis que j'ai découvert que notre Claire Chazal nationale se tapait du minet-décoloré-tête-à-claques-présentateur-de-daubes-télévisuelles-que-même-Confessions-intimes-à-côté-c'est-une-soirée-Théma-d'Arte... et ben, c'est drôlement plus pareil...

 

Claire présente le premier journal d'Europe, elle fait des chroniques dans le Figaro Madame... et elle se tape un ersatz de Morandini complètement cheap du ciboulot.

 

Non, mais tout fout le camp...

 

Donc le concept de cette émission, c'est de réunir des gens dans une maison complètement design. Dans cette maison, il y a une salle noire. Sans lumière quoi! Comme dans le ciboulot du présentateur et des candidats. Ben oui, c'est thématique. Les filles vont rencontrer les garçons dans le noir, ils vont enchainer les rendez-vous, des affinités vont se créer et puis à la fin, pouf, on rallume la lumière.

 

C'est bien le seul moment où on verra une lumière dans cette émission...

 

C'est pour voir si les gens arrivent à passer outre le physique, pour voir si l'attrait physique est plus fort que l'attrait intellectuel.

 

En même temps, quand j'écris ce dernier mot, j'ai comme un frisson qui me parcoure rapport au niveau de l'émission.

 

Oui, car les candidats sélectionnés sont les candidats types des émissions de télé réalité. Il y a tous ces gens que tu ne croises jamais dans la vraie vie, des bimbos qui bossent dans le monde de la "night", des Big Jim qui bossent dans le monde de la "night" et des loosers qui bossent dans le monde des loosers (gros, roux, etc...).

 

Sérieux quand vous regardez une émission de téléréalité, il y a toujours des gens incroyables que JAMAIS tu ne croises dans la vie de tous les jours. Toi tu connais des médecins, des conseillers financiers, des profs, des vendeurs, des fonctionnaires... Eux, ils sont gogo-danseurs, ils ont fait un poil de porno, leurs Grandes histoires d'amour ont duré 2 semaines et un jour, ils sont habillés... avec des jupes ras le moteur pour les filles et des décolletés plongeants pour les hommes, ils font 12 fautes de français par phrase et ils portent des noms étranges genre Otman, ou Gouval...

 

Où les trouvent-ils?

 

Bref, c'est une autre question.

 

Donc, parmi les candidats, il y a Julien, le puceau, roux, ingénieur informatique, limite psychotique. Ca sent presque l'acteur payé par TF1 pour mettre du piquant tellement c'est caricatural.

 

Pour poursuivre dans les loosers, on trouve chez les filles, Shirley, la grosse. Elle vient pour voir si elle arrive à séduire sans que son physique entre en jeu.

 

Voilà pour les loosers, les autres font partie des bimbos-Big Jim... il y a Kathia, la brune pétillante, Otman, le beau gosse méditerranéen épilé jusqu'à la couille droite, Gouval, le mec entre deux âges, ni beau ni moche mais qui joue encore au Big Jim, Stéphanie...très Stéphanie quoi...

 

Au beau milieu de l'émission, on te balance deux nouveaux candidats pour semer le trouble.

 

Le présentateur annonce leurs venues en disant que la femme idéale et l'homme idéal vont maintenant pénétrer dans la maison.

 

Donc la femme idéale selon TF1 est une bimbo un poil fané, du nom de Laetitia. Tout respire le silicone, le botox et... le naturel quoi! Une poupée gonflable pour Big Jim.

 

Du côté des hommes, Gino, l'homme idéal est un énième Big Jim, bronzé/épilé/baraqué qui semble avoir le QI d'une moule pas fraîche.

 

Tout ce beau monde enchaine les rendez-vous dans la chambre noire.

 

Comme ils ont tous la conversation d'un GPS coupé de sa liaison satellite, ça ne va pas bien loin... alors du coup, ils se touchent en ricanant et en concluant par l'inévitable "il y a un truc de malade entre nous"...

 

Julien fait rapidement sa crise de puceau/psychotique qui met les filles mal à l'aise. Elles décident de le virer. Avant de repartir dans sa vraie vie pour se faire moquer de lui le restant de ses jours, Julien se fait "éclairer". Les filles pouffent à la vision du puceau-roux et lui souhaitent bon courage.

 

Du côté des garçons, ils se mettent d'accord pour éliminer Shirley, la personne enveloppée.

 

A croire que même dans le noir, Shirley n'a pu faire illusion. C'est drôlement cruel tout ça mais ce jeu est tellement con que je ne suis même pas attendri.

 

Une fois que Shirley est dans la "lumière"... les garçons pouffent du genre qu'ils ont réussi à détecter la moche... Otman explique élégamment que chacun peut trouver chaussure à son pied même ceux qui chaussent du 46. Julien pète un plomb devant tant de méchanceté mais entre un plouc et un psychotique... on ne sait plus bien qui défendre...

 

Les rendez-vous continuent...

 

Tout le monde se fait des bisous dans le noir et des caresses et des papouilles en se disant que "il y a trop un feeling de ouf entre nos peaux..."

 

Et une conversation de peaux... je ne vous raconte pas comment c'est PA-SSIO-NNANT...

 

Stéphanie se fait masser par Otman mais elle ne s'est pas épilée ce qui déstabilise profondément Otman qui est "très attaché au physique". Il faut dire qu'Otman est vraiment proche du Big Jim. Il en a le physique et la conversation et l'intelligence. On cherche presque son emballage par terre. A côté de lui, Stéphanie (bimbo blonde, bonnet W) fait limite polytechnicienne. C'est qu'elle a une bonne vingtaine de mots de vocabulaire.

 

Une fois que chacun a choisi sa chacune, les couples se "voient".

 

Après cette vision, ils doivent choisir ou pas de forniquer continuer l'aventure.

 

Otman, trop déstabilisé par les jambes-qui-piquent de Stéphanie décide de partir...

 

Laetitia qui avait pourtant trouvé Gouval "mignon comme un nounours" décide également de ne pas donner suite...

 

Gino et Kathia sont d'accord pour se revoir. Gino manque de violer Kathia sur le balcon.

 

Arnaud Lemaire, le présentateur conclut avec des phrases pompeuses du genre que seule l'apparence compte...

 

Ca y'est! Je comprends enfin pourquoi Claire Chazal est avec lui!

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 15:41

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Ce week-end s'annonçait bien...

 

La semaine dernière, il faisait beau et chaud...

 

Mauricette faisait des roulés-boulés olé-olé...

 

Les oiseaux cuicuitaient, les gens sortaient et les fleurs ben... fleurissaient!

 

Donc ce week-end, je m'apprêtais à passer un agréable moment drôlement printanier.

 

C'était oublier le 1er mai...

 

THE famous 1er mai...

 

Un jour faudra quand même m'expliquer pourquoi le jour de la fête du travail, personne ne bosse...

 

En me levant samedi matin, je trouvais déjà l'atmosphère un peu cotonneuse...

 

Le temps était pourri...

 

En même temps, le soleil qui fait le tapin toute la semaine alors que tu bosses comme un con dans ton bureau plein nord et puis, le week-end venu, y'a plus personne à part du gros nuage noir tout désagréable... on connaît!

 

Mais, ce samedi matin, il y avait comme un quelque chose de calme... moins de bruit de circulation... moins d'agitation urbaine... moins d'énergie dans l'air...

 

Je fais mon petit bordel du samedi matin. (En gros, ça consiste à ingurgiter des litres de thé russe en trainant des pieds...).

 

Et puis tout d'un coup, j'entends un vieux bruit de porte-voix éraillé qui égraine une chanson de syndicaliste imbibé au gros-rouge-qui-tache... "Sarkozy, si tu savais, tes retraiteuuuuux, tes retraiteuuuuux, Sarkozy, si tu savais, tes retraites ce qu'on en fait. Au cul! Au cul! Aucune hésitation! Non non non à la réforme des retraites!!!"

 

Toujours aussi audacieux ces syndicalistes! La même connerie chanson depuis 50 ans... Du gimmick qui pète, tu peux l'attendre longtemps du côté de la CGT...

 

Donc, je regarde de la fenêtre ce spectacle so' 1936 et j'admire donc une foule de dinosaures nonchalante de manifestants du 1er mai... manifestement aussi motivés que pour aller bosser...

 

Et puis la matinée continue tranquillement... toujours dans cette atmosphère cotonneuse-relou-bizarre...

 

Une fois lavé et rassasié, je m'apprête à sortir pour faire les courses du jour et me balader un peu en ville.

 

Je jette un coup d'œil dehors...

 

Décidemment, cette journée est étrange, il n'y a pas grand monde dans les rues, et... et... mais c'est qu'on dirait un vieux dimanche tout pourri de février...!!!

 

Ah! Même les magasins sont fermés! Étrange...

 

C'est là qu'au tréfonds de mon cerveau, deux informations se sont percutées : l'info des manifestants syndicalistes et l'info des magasins fermés = nous sommes le 1er mai et TOUT est fermé...

 

Là, une vague de panique m'a envahie... tout se mélangeait : 1er mai, dimanche, fermeture, dimanche, ennui, dimanche, putain, on va se taper un week-end de DEUX dimanches!!!

 

Il manquerait plus que M6 programme un vieux zone interdite sur les milliardaires russes le samedi soir et là, comment tenir sans sombrer dans la démence?

 

Mon esprit divague...

 

Deux dimanches = deux Vivement Dimanche....

 

Deux sketchs d'Anne Roumanoff...

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!!!!!!!!

 

Pendant ce temps, les nuages noirs s'accumulent au-dessus de la ville... Une atmosphère d'apocalypse...

 

Tous mes affreux souvenirs de 1er mai remontent à la surface... Je me souviens particulièrement d'un 1er mai, à Lyon, où en désespoir d'activités j'avais décidé d'aller me promener dans un parc...

 

Déjà, bonjour la journée complètement rock'n roll de l'attitude!

 

Seulement, pour aller buller au parc, j'avais du traverser la moitié de la ville à pied car même le métro était fermé!...

 

Depuis toujours, que des 1er mai de loose, d'errance, de "qui suis-je", "ou vais-je"...

 

Je m'affale dans le canapé, je mets une couverture sur mes jambes et j'allume la télé... je capitule quoi!

 

Généralement le dimanche, pour ne pas sombrer dans la dépression dominicale hebdomadaire, je me refugie dans la préparation de gâteaux... Plus le dimanche est complètement dépressif de l'attitude plus je prépare des trucs longs et compliqués pour oublier la vacuité de cette journée maudite...

 

Je ne vous raconte donc pas dans quel état j'étais le jour où je me suis lancé dans la préparation d'une pièce montée en forme de Mauricette en plein roulé-boulé... Comment, j'en avais chié pour faire les coussinets...

 

Bref!

 

Du coup, je décide d'éteindre cette maudite télé et je vais dans le seul magasin ouvert en toutes circonstances (guerre mondiale, grande peste, 1er mai...) : l'épicerie asiatique!

 

Je me jette donc dans les rues désertées où quelques rares personnes en errance me lancent des regards perdus et désabusés du genre que c'est la fin du monde et qu'on va tous crever!...

 

J'arrive enfin au "Dragon d'Asie" (là aussi, c'est comme les syndicalistes niveau créativité, on voit que y'a pas du avoir un brainstorming de 3 semaines pour trouver le nom...)...

 

Manifestement, je ne suis pas le seul à me réfugier dans le seul magasin ouvert de la ville... je vois plein de monde en train de se promener nonchalamment dans les rayons comme s'ils étaient au parc sauf que là il n'y a rien d'autres que des paquets de nems et de la soupe miso à mater...

 

Les gens sont heureux, il y a de la lumière, il fait chaud, il y a d'autres personnes...

 

Une mamie est en grande conversation avec un paquet surgelé de boules coco...

 

Le bonheur quoi!

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:14
Et oui, c'est le grand come-back de Mauricette!!!
 
Pendant les dernières vacances, j'ai retrouvé ma chatte...
 
Ex-jeune mère célibataire, ex victime de tournante des beaux quartiers, ex-parisienne, ex-lyonnaise, ex-angevine, ex bouffeuse de croquettes à 12 000 $$$...
 
Bref, quand on dit que les chats on 9 vies, et ben elle, elle ne doit pas être loin du grand trou noir avec des vers de terre dedans...
 
Comme on ne se voit pas souvent avec Mauricette, elle est du genre collante... ... et puis, elle est du genre un peu exhib aussi...
 
Ouais, c'est pas joli joli...
 
C'est comme ça qu'un beau matin, je décide de prendre des photos de fleurs...
 
Ca, c'est l'effet campagne au printemps...
 
Je deviens tout cul-cul la praline de la tête... j'ai envie de me rouler dans l'herbe, de faire des colliers de marguerite, de me foutre à poil dans le blé doré, de pioncer dans les buissons...
 
Vas-y donc que je canarde de la plante complètement mannequin de l'attitude avec mon nouvel appareil tout neuf...
 
Et puis voilà qu'il y a une espèce d'ombre grise sur toutes mes photos...
 
Comme un voile terne sur cette nature aux 1000 couleurs...
 
Bonjour l'appareil photo!!!!! Il n'arrive même pas à rendre l'effet de cette belle nature complètement printanière, complètement adolescente, complètement turgescente...
 
Oups! Merde! En fait c'est Mauricette qui me colle aux bask' avec son éternelle attitude de "je suis overbookée de l'attitude, je fais une thèse sur le reniflage de brin d'herbe, je ne te calcule même pas..."
 
Ca, c'est un truc qui parlera bien à ceux qui connaissent le félin de salon. Le chat se doit de TOUJOURS donner l'impression de se contrefoutre de l'Humain du coin alors qu'en fait, il le surveille! Il ne fait que ça même : le fliquer!
 
Un vrai service des RG avec des poils, des moustaches et des sortes de petits coussins de pattes un peu ridicules...
 
Bref... 
 
Je continue donc un peu plus loin ma ballade photographique sur le thème de la fleur de printemps...
 
 
Et voilà que ça recommence le reflet grisé en fond, le pire c'est que maintenant, ça gesticule et ça fait des reflets argentés au soleil drôlement printanier...
 
Bon, allez, je m'en vais suivre la Mauricette pour voir ce qu'elle a à me dire...
 
Elle m'entraîne donc dans les bas fonds du jardin, là où le potager rebelle
a pris le pouvoir et où le compost génère les vers blancs de Koh Lanta...
 
Là, Mauricette m'honore de sa plus belle tête de cul... genre, c'est moi qui la colle et elle en a ras la truffe...
 
Et puis Mauricette prend l'air vaseux, genre j'ai un bout de croquette coincé entre deux dents, en fait, elle commence sa transe félinesque...
 
Elle tourne la tête pour préparer son célèbre roulé-boulé...
 
Oeil aguicheur...
 
The famous "roulé boulé", je montre mes aisselles poilues, mes fesses douteuses et j'essaye de toucher le ciel avec mes coussinets...
Ouais, c'est drôlement limite, je sais...
Après, faut pas s'étonner...
 
Des lèvres, des poils et des moustaches...
Ca y'est la transe féline est finie... yeux de velours, regard de communiante... 
Et hop, pour terminer, pose de star de X... so glamourous...
C'était Mauricette.
 
Voilà, j'ai fini de vous saouler avec mes photos... 
 
Bon week-end!   
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 14:27

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Il faut savoir qu'acheter une cuisine chez IKEA rassemble plein d'avantages... le prix, le design, la qualité...

 

C'est bien pour ça que beaucoup de gens se précipitent chez le géant du meuble qui sent le vieux Krisprolls et le hareng mariné.

 

Après avoir fait le tour de plusieurs "cuisinistes" traditionnels et surtout après avoir entendu leurs discours de Bernard Madoff des fourneaux... j'ai rapidement couru chez Ikea. Au moins, là, pas de surprise, pas de rabais supra-chelou à la tête du client, pas de promotion miracle qui se révèle être une chasse au pigeon client, pas de discours pompeux d'un autre âge ("elle va durer au moins 30 ans votre cuisine!!!", "vous avez vu la beauté de ce tiroir!", "c'est une cuisine pour la vie que vous achetez là!")...

 

Seulement voilà, chez Ikea, les rôles sont inversés. Le client supplie Ikea qu'on s'occupe un peu de lui.

 

Premier matin chez Ikea, 11h00...

Je viens pour me renseigner sur le chemin de croix la procédure à suivre. L'hôtesse d'accueil jaune et bleue m'informe qu'il faut prendre un numéro et faire la queue.

 

Comme à la Sécu.

 

Seulement, voilà, chose improbable/impensable/inimaginable, la Sécu, à côté d'Ikea c'est un truc super efficace, rapide et bien organisé.

 

Chez Ikea, à 11h00, du matin, il n'y avait plus de numéro à prendre... Tout était complet pour la journée. Rupture de stock du vendeur de cuisine. On me conseille donc de revenir le lendemain, 30 minutes avant l'ouverture des portes.

 

Un concert de Madonna, à côté, c'est du pipi de mouette myopathe.

 

Le lendemain, donc, tel un vieux bouffeur de Krisprolls, je me suis levé aux aurores pour pouvoir être à l'heure devant le Stade de France Ikea.

 

Évidemment, au lieu d'arriver avec un peu d'avance, j'arrive avec un peu de retard. Le magasin est ouvert depuis 3 minutes...

 

J'entre et je constate avec effroi que les allées sont pleines de jeunes couples en pleine dispute (le meuble KROÛNPÏT ou le BRIKPÖK?), de familles nombreuses en ballade matinale et d'étudiants à la recherche d'un salon-cuisine-chambre pour 15,95 €...

 

Je cours au rayon cuisine et une longue queue pleine de couples exaspérés m'attend. Je finis par décrocher le sésame : un numéro de vendeur qui pourra me recevoir dans trois heures minimum....

 

Sur le coup, je me dis que c'est une blague, je ne vais pas errer dans les rayons d'Ikea pendant trois heures, c'est un coup à sortir du magasin en parlant couramment le suédois ou à bouffer l'intégralité des stocks de Daim du magasin...

 

Et puis, tu acceptes ta destinée ikeaesque car sinon tu retournes voir les cuisinistes-Arsène-Lupin.

 

10h15

Je commence par faire le tour du magasin... que j'ai déjà parcouru la veille...

 

10h23

Je m'affale dans un canapé PAKTPÎT à 259 €... je réfléchis doucement... je baille... je somnole... Les gens passent devant moi, me regardent étrangement genre "il est à vendre avec le canap' le Monsieur?"... Non, je n'ai pas encore d'étiquette ZATZÏG, 49,95 € qui pend au bout de mon nez!!!

 

Je finis par pioncer ma mère...

 

10h35

Un gentil vendeur jaune et bleu vient me réveiller pour me signaler qu'il n'est pas autorisé de pioncer sa race dormir dans les canapés.

 

10h42

Je vais au restaurant du magasin. Hors de question d'acheter quoi que ce soit. Manquerait plus que ça. Ils me font attendre, je ne vais pas leur lâcher du fric non plus.

 

10h46

Passage à la caisse du restaurant, un beignet, un gâteau aux pommes et un thé m'aideront quand même bien à patienter...

 

10h58

Deuxième passage en caisse. Le beignet était trop bon et c'est apparemment le seul truc non contaminé par la cannelle. J'avais oublié que les scandinaves masquent le goût de leurs pâtisseries pas terribles en foutant de la cannelle à gogo. "ca fait Noël la cannelle" qu'elle dit ma voisine de table qui manifestement à l'intelligence d'une table BLAKPÔT à 4,95 €...

 

11h20

Passage au magasin de boustifaille. Daims, saumon fumé, pain suédois... Pourquoi, même dans un magasin de meubles, il faut je ressorte du magasin avec de la bouffe? En même temps, j'ai encore deux heures pour trouver la réponse en m'auto-psychanalysant dans un divan BRÔUMPÎT à 199,99 €...

 

11h39

Au rayon literie, j'arrive à trouver un lit un peu en retrait des autres... je m'endors...

 

11h45

Je rêve que mon numéro passe sans que je puisse arriver à temps au stand des cuisines. Je balance donc des tables BLAKPÔT à 4,95 € sur les vendeurs de cuisines qui envoient des armées de Daims géants m'attaquer à coup de spray à la cannelle. Ils finissent par me choper et m'envoie en exil en Suède pour passer le reste de ma vie à bouffer des Krisprolls et à me peindre le corps en jaune et bleu...

 

11h59

Je me réveille, trempé d'angoisse à l'idée que mon numéro est passé pendant mon sommeil...

 

12h05

Vision d'horreur au stand des cuisines. Des hordes de gens attendent. On se croirait à l'Armée du Salut. Des gens sont allongés par terre, les enfants crient entre les hottes et les fours, certains vident des paquets entiers de Daim le regard dans le vide.

 

Je repère mon vendeur et je commence à jeter des regards noirs et vengeurs au couple qui prend manifestement tout son temps pour élaborer sa cuisine.

 

12h10

Manifestement, le couple se contrefout de mes regards menaçants. Ils n'arrêtent pas de se lever pour aller tâter du plan de travail ou du placard en débâtant longuement......

 

12h30

Je retourne au restaurant me taper un beignet. La dépression ikeaesque pointe le bout de son nez. Le numéro n'a pas changé depuis 10h00... et il reste 4 rendez-vous avant moi... la perspective de griller un jour de congé pour zoner dans un Ikea de banlieue me glace et ébranle toutes mes croyances en l'Humanité...

 

12h35

Je suis nerveusement épuisé par cette attente. Mon esprit divague... et si je jetais un bocal de harengs marinés sur le couple relou qui bloque mon vendeur depuis 2 heures..?

 

12h38

8ème beignet de la matinée. Les hordes de famille commencent à emplir les allées du restaurant pour déjeuner. Je suis au bord du vomissement, je suis cerné par des odeurs de Caribou grillé et autres Harengs sauce citronnée. Je ne parie pas cher sur ma santé mentale dans les prochaines heures. J'ai le sentiment d'être pris en otage dans un magasin Ikea. Il manquerait plus que je m'entende bien avec les vendeurs, on serait en plein syndrome de Stockholm : pactiser avec ses ravisseurs...

 

13h03

3 numéros passent d'un seul coup. Que se passe t-il? Y aurait-il eu des abandons? Des morts? Des gens qui sont devenus cinglés avant moi? Plus qu'un seul numéro devant moi. Je reste au rayon cuisine au milieu des enfants hurlants et des couples en pleine dispute sur la couleur des poignées de portes... Je meurs d'envie d'enfermer une gamine insupportable dans un placard PLAKSTRÂT, gris aluminium...

 

13h45

Le jeune couple occupé avec mon vendeur part. Mon numéro s'affiche... Les larmes me montent aux yeux, je me précipite vers le vendeur. J'ai l'impression d'être le Roi du monde. Je m'installe face au vendeur l'air un peu exaspéré... J'ai juste failli finir à Sainte-Anne avec cette histoire de trois heures d'attente sous des néons jaunes et bleus...

 

14h54

C'est là la magie d'Ikea. Mon vendeur est sympa. Souriant, détendu, aidant... je ne peux RIEN lui reprocher. Même à la fin quand il me lâche un "il reste plein de choses à voir, il faudra revenir" je pars content... en souriant...

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:38

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Oui, Pékin express, c'est comme le Paris-Dakar, ça n'a plus rien à voir avec l'intitulé.

 

Cette année, tu peux chercher la Cité Interdite un moment puisque Pékin express se déroule en Amérique du sud...

 

J'aime bien cette émission malgré l'effet de répétition...

 

Oui, le principe est toujours un peu le même... il faut relier un point A à un point B sans argent.

 

Donc en gros, ils font du stop la moitié de l'émission.

 

Seulement appeler l'émission "Autostop, le défi" ou "Autostop express"... ben ça l'aurait vachement moins fait.

 

Cette année, ça commence dans la forêt amazonienne.

 

On lâche les binômes dans la jungle et puis un Monsieur tout nu avec une plume sur la tête arrive : Michou un indien!

 

Là, la production joue à fond le côté rencontre avec le Bon sauvage alors que Yuk l'indien, on l'a surement forcé à enlever son tee-shirt Madonna et son short Adidas pour faire plus authentique. Apparemment, on lui bien appris son rôle puisqu'il joue à fond l'indien mystérieux en ne répondant pas aux "olà amigo!!!", "olà que tal?", "vamos a la playa?", "patatas fritas?" des participants un peu désabusés par cette rencontre drôlement authentique.

 

Pour en rajouter un maximum, on te met la musique de Mission en fond sonore avec les flutes de pan, les chœurs religieux et tout le bordel...

 

Finalement, l'indien leur montre la signalétique du GR du coin. En gros, il faut suivre les arbres marqués d'une flèche rouge. Pour faire plus "authentique-mystérieux-drôlement-indien", l'indien s'est fait la marque du GR sur le visage... genre tatouage indien... waouwww... comment c'est trop Tintin et les picaros AU-THEN-TIQUE!!!

 

Tout ça pour suivre un GR...

 

Bref, donc tout le monde se met à courir en bousculant l'indien drôlement mystérieux de l'attitude mais aussi drôlement relou puisqu'il est sur le chemin, bordel!

 

C'est au cours de ces 5 kilomètres en pleine jungle qu'on commence à découvrir les concurrents... Il y a le petit couple homo belge, fans de Céline Dion, fiers d'être belges (c'est marqué sur le tee-shirt...), très choupi choupi quoi!

 

Il y a aussi du couple de sportifs teubés à gogo, des marseillais, des pas marseillais... c'était pas très clairs, vue que moi, les sportifs et les marseillais, c'est une masse indifférenciée de gens mal habillés et teubés du cerveau...

 

Il y a aussi le frère et la sœur asiate. Lui, complètement sympa mais un peu nigaud. Elle, la pouf bêbête...

 

Et puis le couple de personnes âgées complètement radieux de la touffe. Amoureux comme au premier jour, joyeux, drôles, espiègles. Bref, une pub pour polident ambulante mais qui se passerait en Amérique du sud.

 

Il y aussi le couple imposé. C'est-à-dire des gens qui ne se connaissent pas. On a donc une jeune fille ki-nen-veu et une vieille dame dont on se demande vraiment ce qu'elle fait là.

 

Ainsi, lors du trek dans la jungle ou fallait suivre les panneaux indiqués par l'indien drôlement mystérieux, la vieille (=Anne-Marie) n'arrêtait pas de tomber, de s'arrêter, de râler... genre on l'avait forcé à participer au jeu ou quoi?

 

Du coup, la pauvre fille se trainait son boulet vivant en essayant de garder une attitude positive : "Allez Anne-Marie, on peut le faire!"... alors qu'intérieurement, elle devait juste avoir envie de la jeter dans la première fourmilière venue.

 

A l'arrivée, c'est le couple belge qui a gagné. Du coup, ils ont eu le droit de rejoindre la tribu des indiens-drôlement-mystérieux.

 

Pour un cadeau, c'était un sacré cadeau.

 

Ils sont donc accueillis par une gentille tribu un peu naturiste sur les bords... Genre apparemment, le sous-vêtement est très optionnel. Un coup, il y en a un qui a une culotte, un coup c'est freestyle de la coucougnette.

 

Ils s'installent dans une grande tente où tout le monde à l'air un peu stone. Ca doit fumer le calumet de la paix et se tripoter le zizi toute la journée là-dedans...

 

Enfin, bref, ils bouffent du crocodile. Ca a l'air quand même sacrément dégueulasse mais c'est menu unique. Donc pas le choix.

 

Après, ils rigolent tous bêtement. Surtout quand il y en a un qui, pour répondre au chant traditionnel de la cheftaine locale, se met à chanter du Kylie Minogue a capella...

 

La cheftaine part dans un fou rire qui nous permet de constater l'étendue du problème bucco-dentaire des indiens-drôlement-mystérieux...

 

Enfin, bref, tout ça est quand même sacrément chelou...

 

Pendant ce temps, les autres expérimentent le grand truc de l'émission : l'autostop!

 

Tout le monde court dans tous les sens sur l'autoroute en agitant les bras et en criant "Ola Amigo!!! Vamos a Quito y tu?"

 

Enfin, pas tous...

 

Car parmi les candidats il y a du couple chti-marseillais... c'est une tante avec sa nièce... Elles ne sont jamais sorties de France... Du coup, elles doivent imaginer que tout le monde parle français...

 

Donc elles courent au milieu de l'autoroute en agitant les bras et en hurlant "Vous pouvez nous emmener à Quito parce qu'on participe à un jeu sur M6! S'il vous plait!!!"

 

Forcément, les locaux les regardent comme des poules devant une pelle à gâteau.

 

Après, vient le moment où il faut qu'ils se logent chez l'habitant.

 

Notre couple frère/sœur asiate se retrouve dans une loose noire. A un moment, ils croisent une drôle de Dame avec un casque EDF sur la tête qui leur propose de dormir dans une espèce de maison Adams mais abandonnée. Ils sont tellement heureux de trouver un toit qu'ils remercient chaleureusement la Madame qui explique, drapée dans sa vertu, qu'elle possède peu de choses, mais elle donne quand même...

 

Après coup, le frère et la sœur réalise dans quel gourbi à migales ils sont tombés. La sœur frôle la crise tétanie, elle a de la fièvre. Elle qui a sa carte Privilège chez Lucien Barrière, ça la change drôlement...

 

Le lendemain, tout le monde repart sur les routes pour faire de l'autostop.

 

Enfin, ils arrivent à Quito. Là, il y a un genre de grande chasse au trésor. Sauf que les épreuves consistent à ramener des gens qui ont une particularité (un chapeau comme ci, une broche comme ça...). Du coup, on te prend en otage des gamins, des filles, des vendeurs pour valider l'épreuve... Une fois que l'épreuve est validée, les candidats bousculent ceux qu'ils ont amenés 5 minutes avant genre pousse toi de là gringo, tu ne me sers plus à rien!

 

Ce n'est pas bien top mais bon...

 

A la fin de l'émission, un couple d'amis sportifs/marseillais se fait éliminer...

 

Un de moins!

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